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Retraites : guerre de chiffres après le rassemblement à Paris

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Publié le 21 janv. 2023 à 10:21Mis à jour le 21 janv. 2023 à 18:57

Après la manifestation massive de jeudi, les jeunes se sont mobilisés ce samedi contre la réforme des retraites . A l’appel d’une dizaine de mouvements représentant la jeunesse, 150.000 personnes ont défilé dans les rues de Paris, affirment les organisateurs. Mais les chiffres du cabinet Occurrence, mandaté par un collectif de médias, sont bien moins élevés. L’organisme indépendant a comptabilisé 14.000 participants.

«La #Marche21Janvier est une immense réussite», publie sur Twitter Colin Champion, président du syndicat La Voix Lycéenne, quand L’Alternative, autre syndicat étudiant, salue «une mobilisation très massive à l’appel de la jeunesse».

Les organisateurs ne comptaient pas réunir le million ou les deux millions de manifestants – selon les estimations de la police ou de la CGT – qui ont battu le pavé jeudi dans toute la France. Le but était de dépasser la mobilisation d’octobre – la « marche contre la vie chère » – organisée par les mélenchonistes et qui avait drainé 140.000 participants d’après les organisateurs, 30.000 selon la police.

La France insoumise (LFI) était en effet venue gonfler le cortège parti à 14 heures, Place de la Bastille.

Jean-Luc Mélenchon a également pris la parole, vers 16 heures. Le chef de file des Insoumis a dit « maudire » Emmanuel Macron qu’il accuse de vouloir « transformer toute notre existence en marchandise ». L’ancien candidat à la présidentielle estime que le recul de l’âge légal de départ à la retraite de 62 à 64 ans ne fera « pas travailler une seule personne je le sais bien […] Ce sera des chômeurs de plus, des malades de plus, et surtout de la vie en moins », a-t-il plaidé.

Des syndicats « froissés »

La mobilisation aurait pu être un flop. En effet, le mouvement fondé par Jean-Luc Mélenchon a été plus timide dans sa communication pour organiser cette manifestation, préférant se retrancher derrière les dix organisations de jeunesse.

LFI avait aussi conscience de devoir montrer patte blanche aux syndicats, « froissés » que la date ait été annoncée avant la leur. « Donc dans la communication, on a fait très attention. C’est seulement depuis quelques jours, après l’annonce de la date du 19, qu’on a augmenté la communication pour le 21 », détaille Philippe Juraver de la France Insoumise.

La Nupes divisée

Autre épine dans le pied des organisateurs : l’Unef, principal syndicat étudiant, n’a pas officiellement participé. « Car nous sommes convaincus que pour faire plier cette réforme des retraites, on doit avoir un front syndical unitaire, pour organiser la lutte de façon la plus large possible », justifie Imane Ouelhadj, sa présidente. 

Et, contrairement à la « marche contre la vie chère », l’alliance de gauche Nupes ne soutenait pas non plus cette initiative, EELV, PCF et PS estimant qu’il faut, pour les retraites, laisser faire les syndicats. « Dans cette bataille dure et longue, il va falloir que nous respections le calendrier des organisations syndicales », sans se « disperser », a ainsi averti le chef des communistes Fabien Roussel, vendredi sur RTL.

A contrario, la députée LFI Aurélie Trouvé, habituée à tenter des médiations entre la gauche et les syndicats, estime que le rôle des politiques « est de mobiliser d’autres secteurs, la jeunesse, les retraités, les entrepreneurs, les femmes ». « Nous ne pouvons pas nous payer le luxe de la concurrence dans notre camp social », plaide aussi le NPA, qui enverra dans le cortège ses porte-parole Olivier Besancenot et Pauline Salingue.

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