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Le taux de chômage toujours en baisse légère

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Publié le 14 févr. 2023 à 7:45Mis à jour le 14 févr. 2023 à 18:07

Quasi stable au troisième trimestre 2022, le taux de chômage mesuré par l’Insee l’est resté au quatrième. Il est ressorti à 7,2 % de la population active sur la période octobre à décembre, en baisse de 0,1 point, pour concerner 2,2 millions de personnes (-45.000). C’est légèrement mieux que ce que l’institut statistique national prévoyait mi-décembre (7,3 %), malgré une croissance du PIB atone.

A ce niveau, le taux de chômage est inférieur de 0,3 point à son niveau de la fin 2021 et de 1 point à celui d’avant la crise sanitaire à fin 2019. « Il s’agit de son plus bas niveau depuis le premier trimestre 2008, si l’on excepte la baisse ponctuelle en ‘trompe-l’oeil’ du deuxième trimestre 2020, pendant le premier confinement » au début la pandémie de Covid, souligne l’Insee.

Halo stable

En parallèle, le halo du chômage, qui regroupe les personnes souhaitant travailler sans satisfaire aux critères du BIT parce qu’elles ne sont pas disponibles par exemple, est resté stable pour concerner 1,9 million de personnes (+38.000).

La publication du taux de chômage suit de quelques jours celle des chiffres, encore provisoires, de l’emploi salarié privé au quatrième trimestre , marqué par un tassement notable à défaut d’être totalement surprenant. Après avoir progressé de 120.000 de juillet à septembre, les effectifs ont fait du surplace sur les trois derniers mois de l’année, progressant en net d’à peine 3.000 postes. 

En moyenne, le taux d’emploi des 15-64 ans est stable à 68,3 % (57,3 % pour les 55-64 ans), et demeure à son plus haut niveau depuis que l’Insee le mesure (1975). Signe que l’envolée depuis la sortie du dernier confinement au printemps 2021 est allée de pair avec qualité, les taux d’emploi à temps complet ou en CDI sont à des niveaux très élevés.

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Même si la prudence est de mise tant les grands fondamentaux économiques ont été bouleversés depuis la sortie du troisième confinement au printemps 2021, c’est peut-être le signe d’un réajustement entre l’évolution des créations d’emplois et celle du PIB. Avec, si cela se confirme, une remontée ou l’arrêt de la baisse de la productivité.

A ce stade, le gouvernement maintient son objectif d’atteindre le plein-emploi d’ici à la fin du quinquennat, soit une diminution du taux de chômage d’environ 2 points par rapport à son niveau actuel. Outre les effets positifs de la conjoncture, il mise sur quatre leviers pour y arriver : la poursuite du développement de l’apprentissage, la refonte des lycées professionnels , la réforme de l’assurance-chômage et la création de France travail .

Derrière ce projet, il y a la volonté du gouvernement de mieux coordonner l’ensemble des acteurs, publics ou non, de l’emploi – Pôle emploi, missions locales, collectivités locales ou associations – sous une bannière commune. Alors qu’une expérimentation a démarré pour les bénéficiaires du RSA, un rapport de « préfiguration » de cette future organisation a été remis fin janvier au ministre du Travail, Olivier Dussopt. L’entrée en vigueur de France travail est prévue à partir du 1er janvier 2024.

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